La périnatalité au Québec
Sommaire de l'histoire de la périnatalité au Québec (4 dernières décennies)
Au terme des années 60 la médicalisation est montée en force jusqu'à exercer le monopole sur la périnatalité au Québec laissant peu de place au côté humain de la naissance. La majorité des femmes durant les années 50 et durant une bonne partie des années 60 se faisaient accoucher complètement endormie sous anesthésie générale. Au Québec le taux de mortalité chez les bébés était à l'époque un des plus élevés au Canada.
Pour remédier à cette statistique peu honorable, le gouvernement a créé une première politique en périnatalité (1973) qui visait principalement à fermer les unités d'obstétrique faisant moins de 100 accouchements par an et en désignant certains centres hospitaliers comme centres spécialisés pour les grossesses à risques. De plus elle visait à mettre sur pied des cours prénataux gérés par les centres de santé communautaires.
Les années ʻ70
C'est dans les années 70 que les femmes ont commencé à revendiquer l'humanisation des naissances en milieu hospitalier et la reconnaissance des sages-femmes.
Dans les années ʻ80
Les revendications principales sont l'implantation de maisons de naissances, l'accès à des sages-femmes, et l'accès à des moyens d'information sur la grossesse et l'accouchement. Les femmes mentionnent le manque de modernité dans les cours prénataux et l'approche trop technique des infirmières.
Dans les années ʻ90
La restructuration du système de santé (virage ambulatoire) en périnatalité n'a pas eu l'effet escompté pour améliorer les services. Celle-ci a visé principalement la réduction du nombre et des durées d'hospitalisation préventives dans le cas de grossesse à risque et de la durée du séjour à l'hôpital lors de l'accouchement. Simultanément a cette réorganisation, on envoie le feu vert à l'expérimentation des maisons de naissances pour en arriver à la légalisation de la pratique sage-femme.
Depuis l'an 2000…
Revendications des femmes : améliorer les services en périnatalité, permettre aux femmes de faire des choix en donnant plus d'information sur ce qui se passe dans les hôpitaux, et en permettant des alternatives autre que l'accouchement en milieu hospitalier partout au Québec.
Revendications principales des femmes pour ces 4 décennies
L'humanisation de la naissance marquée par :
- Besoin d'une approche moins technique à leur égard
- Possibilité de choisir leur accouchement (lieux, intervenants, interventions)
- Accès à l'information et à une diversité des pratiques





