Pages Navigation Menu

TÉMOIGNAGES

TÉMOIGNAGE DE DOMINIQUE LAPIERRE ET JÉRÔME PARADIS 
ÉTÉ 2015

Suite à la naissance de notre fils Hubert, voici notre témoignage pour vous remercier de vos services :

Nous avons choisi de donner naissance à notre premier enfant en milieu hospitalier, mais en faisant appel au service des Accompagnantes dans le but de favoriser un accouchement naturel. La présence de Laura fut un des plus beaux cadeaux que nous pouvions nous offrir à l’occasion de la naissance de notre fils. Sa présence aidante et rassurante nous a permis d’établir une belle intimité et de nous concentrer sur ce qui était vraiment important à ce moment. Elle nous a prodigué des conseils pour les changements de position pendant le travail ainsi que participé aux points de pression, ce qui nous a permis de rester dans notre bulle. Elle a aussi assuré un lien entre nous et le personnel hospitalier, nous expliquant les procédures en cours lorsque celles-ci n’étaient pas expliquées par le personnel hospitalier et les choix qui s’offraient à nous. Le suivi postnatal fut également très utile. Laura s’est montrée très disponible et a répondu à nos questions. Elle a pu également nous aider à vérifier la mise au sein et les positions d’allaitement. Nous sommes très reconnaissants pour cette aide précieuse. Nous recommandons ce service à tous les futurs parents. Pour notre part, nous avons déjà l’intention de faire appel à nouveau au service des Accompagnantes pour la naissance de notre prochain enfant.

Un grand merci et recevez nos meilleures salutations,

TÉMOIGNAGE DE MARIE-ÈVE

J’ai eu la chance de vivre la naissance de mon deuxième garçon avec une accompagnante exceptionnelle. Je le dis d’entrée de jeu : ça a tout changé! Lors de mon premier accouchement, je m’étais sentie passive, spectatrice. Branchée sur le moniteur vérifiant le pouls de mon bébé du début à la fin, je ne pouvais bouger, et je n’avais d’ailleurs pas le goût de le faire (je n’en voyais pas la nécessité!). J’étais peu informée. J’ai sans grande surprise demandé la péridurale au bout de six heures, et j’ai poussé mon petit bébé pendant trois heures. Il a été à la pouponnière quelques heures, mais je n’ai pu le rejoindre, épuisée comme j’étais et encore sous l’effet de la péridurale.

Je ne voulais pas d’une deuxième expérience identique, même si la naissance de mon aîné demeure l’événement le plus heureux de ma vie, avec la naissance de mon cadet. Je me suis renseignée, j’ai lu un peu, puis j’ai parlé à une collègue, aussi accompagnante à la naissance. J’ai fini par lui demander si elle voulait bien m’accompagner, même si je me questionnais encore à savoir si ce n’était pas une expérience intime à partager exclusivement avec mon chum, qui s’était lui aussi outillé. Je continuais un peu aussi à avoir la pensée : « Tant que mon bébé sort! » Par contre, après mon premier accouchement, j’avais poussé si longtemps peu efficacement que mon périnée avait déchiré. J’avais perdu beaucoup de sang et j’avais fait de l’anémie plusieurs mois après la naissance. Ça m’a convaincue de mettre toutes les chances de mon côté!

Finalement, c’était la meilleure idée que je n’avais pas eue depuis longtemps! Mon accompagnante a été extraordinaire et a grandement facilité toutes les étapes du travail. Elle m’observait et me suggérait des positions à adopter pour atténuer la douleur, elle me rappelait de me calmer, de focaliser sur le moment présent, elle me faisait des points de pression. Elle s’effaçait lorsque c’était pertinent, me laissant avec mon chum, qui remplissait bien son rôle affectif. À un moment, une médecin résidente est venue vérifier mon col. Elle a parlé « d’un bon 5 ». Mon accompagnante m’a dit de ne pas m’en faire, que juste à m’observer dans ma douleur, elle se doutait que les choses avançaient rapidement. Ce qu’une médecin a confirmé quelques minutes plus tard. Sans elle, j’aurais assurément demandé la péridurale. Ça n’aurait pas été dramatique, mais cela aurait nécessairement exigé une plus grande récupération après la naissance.

À la poussée, qui n’a duré que 30 minutes, mon accompagnante m’a supportée à merveille, m’a suggéré des positions que la médecin était ouverte à respecter. Elle a vu que je n’avais qu’une envie : voir mon bébé et que la douleur finisse! Alors elle m’a répété plusieurs fois : ton bébé s’en vient, il est là, il s’en vient. C’était parfait! Mon garçon est né en détresse respiratoire, malgré un accouchement parfait (ça arrive rarement!). Son état a nécessité des soins en néonatalogie, mais il se porte à merveille aujourd’hui. Je garde malgré tout un souvenir magique de l’accouchement et de la venue au monde de mon bébé. Le fait de m’être sentie supportée, accompagnée, encouragée et d’avoir eu des moyens efficaces de faire face à la douleur a vraiment tout changé. Moi qui avais une peur bleue d’accoucher autrefois, je vois maintenant l’expérience très positivement. Et je me dis que je ne remercierai jamais assez mon accompagnante! Je me sens plus forte aujourd’hui, et elle a énormément contribué à ce sentiment!

 

TÉMOIGNAGE DE JASMINE BOULETTE

Comme des milliers et des milliers de femmes avant moi, j’ai donné naissance. J’ai chantonné doucement la naissance du fond de mes tripes, j’ai respiré mes contractions, j’ai marché, j’ai tourné sur le ballon, j’ai adopté plusieurs positions douloureuses et je me suis abandonnée aux hormones. Puis je me suis traînée, m’appuyant de plus en plus lourdement sur mon amoureux et ma sœur. Respirant de moins en moins bien, oubliant parfois de le faire, jusqu’à me demander comment c’était possible d’être toujours vivante. J’ai pleuré, j’ai hurlé et j’ai grogné. J’ai oublié de parler, j’ai fait silence, j’ai perdu pied, j’ai oublié jusqu’à mon nom. Plusieurs fois, j’ai voulu abandonner, je me suis senti lâche. Je me suis cru lâche d’y avoir seulement pensé. Et j’ai poussé. Cette poussée si intense, qui monte comme du fin fond des âges, celle qui brûle comme du feu, même immergée dans l’eau. La force des contractions m’engloutissait littéralement dans une spirale d’une intensité sans pareil. Puis la vie est venue. Notre Léo-Victor est venu se nicher contre nous. Sa flamme a balayé ma douleur.

Plusieurs fois, en 32 heures d’accouchement, j’ai atteint ma limite. Plusieurs fois, je l’ai dépassée, et de loin. Jamais je n’aurais pu croire que j’avais cette force en moi, cette puissance. Je n’aurais pas cru possible de ressentir autant de douleurs, ayant reçu la péridurale à ma première grossesse.  Je ne pense pas que j’aurais pu passer au travers sans les gens avec moi. J’avais une équipe fabuleuse. Quatre sages-femmes extraordinaires se sont succédé à mes côtés. Un conjoint fantastique qui nourrissait tout le monde, qui m’a accompagné quand les choses se sont corsées en poussant si fort dans mon dos qu’il ne sentait plus ses mains et ce pendant des heures. Ma meilleure amie avec ma grande fille si sage qui a mis des pétales de fleurs dans la piscine et qui a su respecter son propre rythme. Ma sœur, l’accompagnante avec un grand A, celle qui à mon sens, murmure à l’oreille des parturientes et qui a su être profondément en phase avec ce que je vivais. 

Quand le « J’en peux plus! » a franchi mes lèvres pour la première fois, j’y croyais dur comme fer. Et j’y ai cru chaque autre fois. J’étais complètement dépassée, je me suis perdue. J’ai demandé à ma sœur de me parler, de parler à mon âme, de ne pas me laisser partir. Juste ces mots : « Parle-moi! » Elle m’a entendu, m’a comprise et m’a aidée à revenir. Elle a fait la différence. Elle a su m’aider à m’ancrer. Sans parler de toutes ces positions si douloureuses qui ont accompli des miracles sur mon col, sur mon bébé en postérieur qui s’est tourné dans mon bassin. Toujours là, la main douce, tendue vers moi. Montrant par l’exemple à mon amoureux qui, excellent élève, s’empressait de me soulager. Elle fut là, massant mon corps, humectant mes lèvres et mon front, me rappelant sans cesse ce que je pouvais faire. Croire en moi. Et même après la naissance de Léo, elle m’a redonné le mérite de mon accouchement, redonné mes victoires. J’ai eu honte d’avoir pensé abandonner, j’ai cru être faible. Elle m’a fait comprendre, elle m’a montré toute la force et toute la beauté de ce que j’avais fait. Je me suis sentie femme, forte et belle. Quand je lui ai dit que j’avais réussi grâce à elle, elle m’a rappelé que j’avais réussi grâce à moi. Que j’avais fait des choix tout au long de mon accouchement, mes choix à moi et que je n’avais pas abandonné! Pour moi, c’est ça une accompagnante, elle a cheminé avec moi. Et j’ai pu avoir mon accouchement de rêve.